samedi 3 juin 2017

ALLUSTE: Trappist-1 (2017)

“Trappist-1 is a fine album from Alluste who masters very well the art of sequenced beats and their evolving facets”
1 Trappist-1 9:44
2 Seven Sisters 6:47
3 Aquarius 7:07
4 Dwarf Star 8:16
5 Panspermia 9:33
6 Habitable Zone 8:34
7 49 Light Years 6:36
8 Transmissions from Trappist 1st 5:10

Alluste Music (DDL 61:50) ***½
(Berlin School with soft sequenced harmonic beats)
The bass sequences dance and circulate with fluids capers under effects of gas and vapors of gas. Lines of stroboscopic steams whip the oscillatory movement of "Trappist-1" which keeps its momentum of electronic rhythm of a kind of Berlin School that Alluste resizes into an Italian School. Only the synth solos are missing and we are almost there! But Piero Monachello's universe is based on movements of sequences which crisscross, which pile up and which structure movements in parallels, in order to weave rhythmic crossroads with a debit as disparate as a road network of a mega-metropolis. That runs, that's in slow motion and that clears the path! At this level, the evolution of "Trappist-1" is in harmony with Alluste's vision of rhythms and progresses on a more trance movement of the sequencer which makes flicker its keys swiftly in a decoration of mists and of misty layers. We find these patterns of evolving tempos on "Aquarius" and on "49 Light Years" which go from slow to moderate in order to show more swiftness towards their finales. Thus, the movements are always of a variable fluidity, as rhythmic as harmonious, with effects of synth and variances in the tones of sequences, forging in this way a musical universe based on the diversity of rhythms and not on the development of ambiences. And it's how this 14th opus of the Italian synthesist goes. “Trappist-1” is a journey of sequenced rhythms proposed in 8 acts, all so attractive one of the other one…
There are moments of tenderness like "
Seven Sisters" and its harmonious carousel which climbs towards the clouds with beautiful effects as well as a pleasant air from a synth which follows with delicacy this very nice ascent. The layers of sibylline voices are pretty and morphic, switching on a passion for this title which turns out to be a beautiful lunar ballad with a light rhythmic accentuation towards its finale. A beautiful symphony of Italian electronic romance! The same goes for the superbly well structured "Panspermia" and its splendid ambient rhythm which waves like a cosmic promenade beneath the charms of a very beautiful melody blown by a choir of feminine specters. The sequencer is in the tone with a sober line and another more melodic one. The enthusiasm for this track increases with another line of melody which makes rise and come down its arpeggios in counter-tone with another line of sequences which gleams like the songs of cicadas. A very good title which hooks us immediately and which adorns itself of new elements as the seconds flee. "Dwarf Star" proposes straight out a starved structure of rhythm with keys which promptly skip in a decoration of virginal atmospheres. Little by little, Alluste spreads his sonic painting to draw a beautiful soundscape soaked of misty drizzle, of organic effects and of hoops of which the nervous outlines draw a ghostly rhythmic. Another line of sequences feeds a strummed rhythm around the 3 minutes which soft layers of voices engrave of an abstruse ambience. The finale is more musical and more in the French electronic genre with effects of synth, including some short solos, and another line of more incisive sequences. Vapors and jets of vapors adorn the slow introduction of "Habitable Zone" of a veil of mysticism. A delicate movement of the sequencer makes dance two chords as in a ritornello a bit devilish. We can hear very dark breaths grumble in the background. And it's this delicate movement from the bass sequences which precede it that points out exactly to us this intriguing presence. Set up on a low flow of sequences, "Habitable Zone" pursues its mysterious path of intrigues and mysteries like a curious nomad who by-passes a village and of which the presence is noticed at the very end with this rhythm which gets rid of its heavy ambient coat to roll some capers. More fluid and more wave-like, "Transmissions from Trappist 1st" ends “Trappist-1” with a just as much mysterious presence.
A little in the same vein as The Silence of Time, “
Trappist-1” is a nice album, less romantic I would say, of Alluste who remains solidly well anchored in his repertoire. Even if the Italian synthesist evolves constantly but quietly, we can hear voices and murmurs in this album, he always remains faithful to his trademark; which is the massive use of the sequencer and of its charms in nicely evolving patterns of rhythm which always hook the attention of the sense of hearing. And for many aficionados of the genre, that's what matters the most!

Sylvain Lupari (June 3rd, 2017)
synth&sequences.com
You will find this album or a link to order it on Alluste Bandcamp page here or on Synth Music Direct 
-CHRONIQUE EN FRANÇAIS-
Les séquences basses dansent et circulent avec de fluides cabrioles sous des effets de gaz et de vapeurs. Des lignes de vapeurs stroboscopiques fouettent le mouvement oscillatoire de "Trappist-1" qui continue sur sa lancée de rythme électronique d'un genre Berlin School qu'Alluste redimensionne en Italian School. Il n'y manque que les solos de synthé et nous y sommes presque! Mais l'univers de Piero Monachello est basé sur des mouvements de séquences qui s'entrecroisent, s'empilent et structurent des mouvements en parallèles afin de tisser des carrefours rythmiques avec un débit aussi disparate qu'un réseau routier d'une méga-métropole. Ça roule, c'est au ralenti et ça débloque! À ce niveau, l'évolution de "Trappist-1" est conforme à la vision des rythmes d'Alluste avec un mouvement plus transe du séquenceur qui fait papillonner ses ions vivement dans un décor aux brumes et nappes nébuleuses. On retrouve ces figures sur "Aquarius" et sur "49 Light Years" qui passent de lent à modérer pour afficher plus de vélocité vers leurs finales. Ainsi, les mouvements sont toujours d'une fluidité variable, autant rythmique qu'harmonique, avec des effets de synthé et des variances dans les tonalités des séquences, forgeant de cette façon un univers musical basé sur la diversité des rythmes et non des ambiances. Et c'est de cette façon que se déroulera ce 14ième opus du synthésiste Italien. “Trappist-1” est un voyage de rythmes séquencés proposé en 8 actes, tous aussi séduisants l'un de l'autre….
Il y a des moments de tendresse comme "Seven Sisters" et son carrousel harmonique qui grimpe vers les nues avec de beaux effets ainsi qu'un suave chant de synthé qui suivent avec délicatesse cette belle ascension. Les nappes de voix sibyllines sont séduisantes et morphiques, allumant une passion pour ce titre qui s'avère être une belle ballade lunaire avec une légère accentuation rythmique vers sa finale. Une belle symphonie de romance électronique Italienne! Idem pour le trop séduisant "Panspermia" et son superbe rythme ambiant qui ondule comme une promenade cosmique sous les charmes d'une très belle mélodie soufflée par une chorale de spectres féminins. Le séquenceur est dans le ton avec une ligne sobre et une autre plus mélodique. L'enivrement pour cette pièce augmente avec une autre ligne de mélodie qui fait monter et descendre ses arpèges en contre ton avec une autre ligne de séquences qui luit comme les chants de cigales. Un très bon titre qui accroche instantanément et qui se pare de nouveaux éléments à mesure que les secondes fuient. "Dwarf Star" propose tout de go une structure de rythme affamée avec des ions qui sautillent vivement dans un décor d'ambiances virginales. Peu à peu, Alluste étend sa peinture sonique afin de dessiner un beau paysage sonore imbibé de brume nébuleuse, d'effets organiques et de cerceaux dont les contours nerveux tracent une rythmique fantomatique. Une autre ligne de séquences alimente un rythme pianoté vers les 3 minutes que de tendres nappes de voix burinent d'une ambiance absconse. La finale est plus musicale et plus dans le genre électronique Français avec des effets, quelques solos, et une autre ligne de séquences plus incisives. Des vapeurs et des jets de vapeurs habillent la lente introduction de "Habitable Zone" d'un voile de mysticisme. Un délicat mouvement du séquenceur fait danser deux accords comme dans une ritournelle un brin diabolique. On peut entendre des souffles très sombres râler en arrière-plan. Et c'est ce léger mouvement de basses séquences qui le précèdent qui nous fait remarquer justement cette intrigante présence. Érigé sur un faible débit de séquences, "Habitable Zone" poursuit son mystérieux chemin d'intrigues et de mystères comme un curieux nomade qui contourne un village et dont la présence est remarquée à la toute fin avec ce rythme qui se défait de son lourd manteau ambiant pour rouler quelques cabrioles. Plus fluide et plus ondulant, "Transmissions from Trappist 1st" termine “Trappist-1” avec une présence tout autant mystérieuse.
Un peu dans la même veine que The Silence of Time,“Trappist-1” est un bel album, moins romantique je dirais, d'Alluste qui reste solidement bien ancré dans son répertoire. Même si le synthésiste Italien évolue tranquillement, on peut entendre des voix et des murmures dans cet album, il reste toujours fidèle à sa marque de commerce; soit l'utilisation massive du séquenceur et de ses charmes dans de belles figures de rythmes qui piègent l'attention de l'ouïe. Et pour beaucoup d'amateurs du genre, c'est ça qui est important!

Sylvain Lupari (03/06/2017)

1 commentaire:

  1. Une musique toujours plus évolutive, propulsée par des séquences que Piero a su dompter. Chaque album est un plaisir pour les oreilles. Indispensable !

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